Mysterious house suite visite de Hauteville House à Guernesey
GUERNESEY
Hauteville Housse la grande et surprenante maison de Victor
Hugo. Lorsqu'il arrive à Saint Pierre Port le 31 octobre 1855, où une
foule nombreuse l'accueille. Il y restera jusqu'au 15 août 1870"
" Notre maison
est belle, la pleine mer est en bas... Nous voyons de nos fenêtres toutes les
îles de la Manche et le port qui est à nos pieds. C'est une vue splendide. Le
soir, au clair de lune, cela tient du rêve. Tout juste un jardin, à peine un
prétexte à fleurs. Nous avons une serre, mais elle n'est pas de plein pied avec
le jardin. Il faut aller la chercher.... il y a des gradins pour les fleurs et
beaucoup de raisin. Il y a un salon très grand avec trois fenêtres à la
française et à balcon. C'est là que nous nous tenons."
La musique : Beethoven d'abord. Rares sont les
musiciens qui ont obtenu l'autorisation de mettre en musique les textes et les
vers de Victor Hugo. Ludwig van Beethoven et Franz Lizst furent parmi les rares
à pouvoir le faire car Victor Hugo les admirait beaucoup.
Lang
Lang BEETHOVEN Piano Concerto No 5 Emperor
Si en lisant Victor Hugo je suis toujours émue je dois
avouer que je le suis aussi devant Lang Lang exceptionnel et si
talentueux à voir danser et planer en jouant, ah la musique est si belle jouée
ainsi. Ce grand pianiste est absolument possédé par cette pièce écrite par
Beethoven et cela m'émeut infiniment. C'est drôle... est-ce de
l'hypersensibilité ou bien d'autres personnes ressentent-elles une aussi forte
émotion autant que celle que je ressens ? je ne sais pas.. pas de réponse à ma
question.
Mysterious House,
Catherine Pallois le 29 septembre 2013 tous droits réservés
Suite à ma première visite à GUERNESEY j'y suis retournée
plusieurs fois. J’aime cette île.
Quelques explications : Victor Hugo achetait des coffres
qu'il travaillait lui-même il récupérait de beaux objets (du moins qui lui
plaisaient) et il leur redonnait une nouvelle vie. L'entrée de la maison est
particulièrement lourde d'aspect rehaussée du "porche de
Notre-Dame-De-Paris" tout est sombre, les murs sont noirs, une petite
pièce servant de vaisselier, de l'entrée nous passons dans la salle de billard
(billard immense) aux murs des portraits, les siens et ceux de sa famille, de
ses ancêtres. La pièce est claire grâce à l'atelier où se trouve le
cabinet-noir (qui devait servir au développement de photos du fils et qui a été
utilisé aussi comme cachot pour la petite Jeanne que Victor Hugo adorait et
gâtait de bonnes choses données en cachette) l'escalier est noir et très sombre
et d'en bas on est très attiré par le dernier étage, son domaine, son paradis
et le nôtre aussi puis qu'enfin la lumière s'y trouve !
Au premier tout est contraste un côté sombre toujours
tellement sombre et travaillé par Victor Hugo dont les initiales sont
incrustées partout dans la maison, travaillé souverainement quand même il fut
aidé bien sûr d'artisans (deux je crois). La "cuisine" plus claire
grâce à une jolie faïence, deux immenses H superposés, des inscriptions telles
: EXILIUM VITAE EST entre autres, une chaise trône où personne ne devait
s'installer sur lequel les initiales et les noms des morts de la famille sont
gravés. Ici les enfants pauvres de Guernesey étaient accueillis pour goûter ou
déjeuner. Deux grands salons baroques. Au second étage, la galerie de chêne et
son arbre de feu (presque terrifiant) imaginé par Victor Hugo avec un bureau où
paraît-il il n'a jamais travaillé mais reçu, un lit dans cette pièce que j'ai
trouvé épouvantable (lui aussi d'ailleurs puisqu'il n'a couché qu'une seule
fois dans le lit tant il était effrayé par les voix qu'il avait entendues la
nuit) la bibliothèque tout en haut sur tout le palier
les livres n'étaient pas considérés comme des œuvres d'art
intouchables au contraire tout le monde y avait accès et avait le droit et
peut-être j'imagine, le devoir, de les prendre et de les lire. Troisième
étage, le paradis. enfin de la clarté enfin le ciel, "ouvert à tous les
horizons" la pièce sous le toit sous une verrière tout en clarté, la
faïence bleu clair et blanche, là à gauche et à droite les planches d'écriture
en bois brun (comme tout le bois de la maison si noir peut-être à cause des
noirceurs produites à l'époque par le bois des cheminées ou par goût
simplement) amovibles sur lesquels il s'installait debout pour écrire et puis
au fond, une sorte de cabine comme suspendue au-dessus de Guernesey où il
devait je pense méditer, le lieu s'y prêtait sans aucun doute. L'endroit est
clair et superbe en contraste avec le reste de la maison. Puis un minuscule
couloir de 3m environ la largeur d'une personne et la chambre sous le toit,
minuscule avec son lit une place et des petits placards camouflés dans les
murs. La vue est splendide sur la mer et tout le long un balcon aujourd'hui
très étroit (il devait-être beaucoup plus large à son époque) il avait pour
habitude de mettre un foulard à la fenêtre pour prévenir sa maîtresse Juliette
Drouet de sa présence ici elle ne le quittait jamais et se situait à quelques
maisons plus loin de sa chambre on voit les 3 fenêtres de Juliette. Je n'ai pas
vu de piano.. il devait y en avoir un qui n'a pu être conservé. D'autres pièces
de la maison sont fermées sans doute en rénovation je pense car il fallait bien
coucher cette famille finalement "nombreuse" par période. Voilà
grosso-modo ce que je peux décrire. Mais vraiment il faut l'avoir vue cette
maison, pour y croire. Elle, si j'ai bien compté les fenêtres, devait
compter au moins 18 pièces, bien sûr en visite nous n'en voyons que 9 je crois.
Il fallait bien loger tout ce monde, la famille était grande et les petits
enfants devaient avoir une pièce ou deux moins sombres je pense. Quant à Madame
Hugo... là c'est le mystère, sa chambre pourtant devait bien exister mais nous
visitons le domaine de Victor Hugo c'est ce qui importe après tout.
Deux femmes qui ont compté pour Victor Hugo
Une autre manière de raconter Juliette Drouet, une des
deux femmes de VH.
Adèle Hugo restera tout de même son épouse officielle
jusqu’à sa mort en 1868. Malgré leurs différents, ils ne se seront jamais
vraiment quittés et auront fait face ensemble à toutes les adversités. Ils
montreront ainsi aux yeux du monde le visage d’une famille unie malgré tout. Le
poète sera terriblement attristé par sa mort. Juliette Drouet sa maîtresse
attitrée.
Sa maison est une petite merveille, il y a des travaux de
rénovation à faire encore et beaucoup mais déjà pour la tenir dans cet état
c'est probablement beaucoup de travail et d'argent. D'ailleurs j'ai trouvé
qu'à Guernesey toutes les maisons étaient parfaitement entretenues, j'ai
parcouru l'île et je n'ai pas vu une maison en ruine ou une façade abimée par
le temps et les rues sont toutes très propres.
Les deux planches amovibles à droit et à gauche où Victor
Hugo écrivait debout
Peu de photos mais il y a énormément de site où vous pourrez
visiter Hauteville House sans même bouger de votre fauteuil mais bien sûr
l'idéal serait de pouvoir s’offrir le voyage.
Une BD sur Hauteville House... vous découvrirez dans le site
beaucoup de photos de l'intérieur de Hauteville House.. je retourne bientôt à
Jersey et ce sera ma énième visite mais j'y fais toujours de si belles
découvertes ! Je crois que je vais essayer de me trouver cette bd qui
m'intéresse beaucoup. Lien du site dans le livre.
EXILIUM VITA EST
La vie est un exil
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