Dialogue imaginé entre un père et sa fille.
Il s'agit d'un livret de 38 pages. Cette page n'est pas promotionnelle, elle m'est utile à ne pas oublier les messages des uns et des autres.
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J'ai écrit ce
livret à la mémoire de papa décédé en 1984 à l'âge de 64 ans pour maman et
pour mes enfants. Mon père aurait eu 100 ans à sa sortie. Je voulais
parler de mon ressenti après avoir passé mes neuf premières années au Maroc
suivies sans vraiment de transition de mes années d'adolescente. Mes
souvenirs de l'Algérie stagnent au-dessus de ce pays que j'ai aimé de tout
mon cœur. Pour en parler j'ai trouvé l'idée d'un dialogue avec mon père. Ma
famille, mes frères et ma sœur et une grappe d'amis ont apprécié et c'est ma
plus belle récompense.
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" Vous pouvez arracher l'homme du pays, vous ne pourrez pas arracher le pays du coeur de l'homme ". De J.Dos Pasos.
Quelques retours de lecture
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De maman : Ici à 95 ans. A qui ce livre a été dédié a été très touchée par tous les souvenirs remontés à la surface, toutes ces années retrouvées grâce à mes mots. Je ne pouvais lui faire plus plaisir. A son grand âge 95 ans ce simple
dialogue a pris une dimension sentimentale à laquelle je n'avais pas pensé.
Cela l'a rendu heureuse ? Cela suffit à mon bonheur.
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Mes enfants : Sabine (Provence) et Xavier (Eure) qui ont respectivement 2 et 3 enfants. Je leur ai également dédié ce livret. Ils sont fiers de ce travail de mémoire et de transmission de sensations intimes profondes. Ma fille Sabine a été la première à le lire, elle a beaucoup aimé, enfin ils ont tous aimé y compris Ewan mon grand lecteur de 12 ans lorsque le livre a été imprimé.
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De Michèle Perret : Linguiste, romancière, professeur
d'université. Souvenirs d'une toute jeune fille qui va prendre son envol.
Sous la forme d'un dialogue avec son père, j'ai été touchée d'une part par
l'originalité de la narration, d'autre part et surtout par son évocation
pudique (les lieux ne sont jamais nommés) et toutefois très forte d'une
Afrique du Nord aujourd'hui révolue. Un livre plein de tendresse.
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De Evelyne : Je viens de terminer ton livre et je l'ai adoré. Tu écris bien, un pur régal. Et Alger dont tu parles si bien ! Alger en grande partie vidée de ses habitants pieds noirs. Nous sommes parties avec nos parents en octobre 1962, 3 mois après l'indépendance, nous avons vu nos voisins partir d'autres algériens avec qui nos parents ont eu de bons rapports sont partis aussi... Une question : lorsque tu parles de tes cours de danse à Meudon, le mari de ta prof cet écrivain n'est-il pas Céline ? (oui) Il me semble l'avoir lu quelque part dans ton blog (il s'agit de ma poésie " L'étoile "). Je réalise avec le temps la chance que j'ai eue de naître en Algérie. Des souvenirs inoubliables, le pays, les gens, la végétation, les odeurs tout est encore tellement présent. Et l'amour de cette terre où j'ai fait mes premiers pas. Merci Catherine pour ce livre qui m'a apporté le soleil que nous n'avons pas ici. Je souhaite un beau et long trajet sur les deux rives à ta sauterelle.
De Maïa Alonso : Au coin du feu, j'ai enfin pris le temps de lire La sauterelle de Catherine Pallois... Une jeune fille a écrit ses souvenirs d'enfance. C'est un dimanche, jour d'attente. Son père est là et elle saisit l'occasion de le retenir près d'elle : elle lui impose la lecture de ses souvenirs. Il va l'interrompre à temps et contre-temps, pour apporter des commentaires qui vont parfois irriter la jeune fille.
Miriam Peters Rouyer : Artiste-Peintre. Je suis ravie que La sauterelle rencontre tant de succès, c'est formidable. Bien sûr le fait de parler des difficultés d'intégration est de notre époque (je peux comprendre un peu vu que j'ai débarqué de mes Pays Bas à 22 ans et j'ai du apprendre tout, la langue, la culture etc... et laisser tout derrière moi aussi). Je suis sûre que ta façon d'écrire, le choix de tes mots, ton vécu y sont pour beaucoup dans ce succès. ça "parle" au cœur du lecteur, ça le touche. Tu es une grande écrivaine.
De Arlette : Je me suis imprégnée de ton enfance et de ton idéalisme. Comme toi étant gamine j'étais mal dans ma peau et étrangère dans ce monde. La guerre j'y étais, c'était terrible et tellement moche. Tu devais être complice de ton cher père ! Je crois que l'on peut-être heureux n'importe où même loin de chez nous ! la preuve ! je suis bien ici à Sanary maintenant. " Tu es mon histoire, Papa, tu es mon histoire "






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