samedi 16 mai 2026

La sauterelle

 

Dialogue imaginé entre un père et sa fille. 

Il s'agit d'un livret de 38 pages. Cette page n'est pas promotionnelle, elle m'est utile à ne pas oublier les messages des uns et des autres.

Résumé : Au début des années soixante-dix en attente d'une décision importante à prendre, une jeune fille commence à lire à son père ses souvenirs de petite fille, petite fille souvent perdue et désorientée par des déménagements successifs. De retour du Maghreb où elle est née et où elle a passé son enfance jusqu'à sa prime adolescence, la voici désormais en France où elle doit s'intégrer, une fois de plus. Un dialogue imaginé entre ce père ô combien philosophe et cette jeune fille obsédée par l'idée de s'intégrer dans un nouvel environnement qui devra désormais être le sien. Prendra-t-elle la bonne décision ?



Ma petite-fille Inès a eu l'adorable attention de réaliser cette vidéo pour moi, et je tiens à la remercier du fond du cœur. Il est des surprises, venant de nos enfants, qui nous touchent en plein cœur. Pendant qu'Inès m'interviewait, mes autres petits-enfants étaient paisiblement occupés à feuilleter de vieux albums photos dans la pièce voisine. Quelle chance inestimable de sentir tant de tendresse autour de moi.

Bien que le rythme de nos vies respectives ne nous permette pas toujours d'être aussi proches que je le souhaiterais, ils occupent une place immense dans mon esprit. Je les aime infiniment et leur envoie mille tendres baisers.

Je souhaite également exprimer toute ma gratitude à mon amie Nathie, qui a eu la patience et la gentillesse d'intégrer cette vidéo sur ma page, une prouesse technique que je n'aurais jamais su réaliser seule. Son aide m'est toujours aussi précieuse. Ma fidèle amie blogueuse, prends bien soin de toi.


C'est avec beaucoup de tendresse que j'ai rédigé ce livret, en mémoire de mon cher papa, disparu en 1984 à l'âge de 64 ans. À l'occasion de ce qui aurait été son centième anniversaire, j'ai souhaité offrir ce récit à maman ainsi qu'à mes enfants.
À travers ces pages, j'ai voulu partager le cheminement de mon cœur, entre mes neuf premières années passées au Maroc et la transition parfois abrupte vers mon adolescence. Mes souvenirs d'Algérie, ce pays que j'ai tant aimé, continuent de m'habiter avec douceur. Pour les exprimer au mieux, j'ai imaginé un dialogue intime avec mon père. Savoir que ma famille, mes frères, ma petite sœur et mes précieux amis ont été touchés par ces mots est, pour moi, la plus belle des récompenses.

" Vous pouvez arracher l'homme du pays, vous ne pourrez pas arracher le pays du coeur de l'homme ". De J.Dos Pasos.

Quelques retours de lecture 

De Mamie Rousse :

Catherine Bravo ! Chapeau ! j'ai adoré ton récit. J'ai suivi La Sauterelle pas à pas dans ses pérégrinations colorées et olfactives (ponctuées par les réflexions posées du papa qui agace pourtant l'adolescence qui se sent incomprise). Vraiment des descriptions vivantes qui m'ont permis de te comprendre enfin ! Enfant tu as absorbé tellement d'évènements, de situations que tous ces allers et venues d'un pays à un autre ont fait de toi une enfant apatride et déracinée : mais là, je crois que les adultes n'ont pas eu le temps de se poser la question. Comment s'y retrouver ? Je suis fière que tu aies pu retranscrire tout ce que tu avais sur le cœur, enfoui. C'était facile pour moi aussi de mettre des visages sur tes personnages, rendant plus vivant ton récit. J'ai trouvé aussi que tes phrases étaient  fluides et que ton vocabulaire était riche. Tu peux être fière de toi.

De maman 

À 95 ans, l'époque de l'édition, la personne à qui ce livre est dédié a été profondément touchée par tous ces souvenirs qui ont refait surface, ces années précieuses que mes mots ont pu lui restituer. Je ne pouvais rêver plus beau cadeau pour elle.

À cet âge si vénérable, ce simple échange a pris une dimension émotionnelle que je n'avais pas imaginée. Savoir que cela a pu lui apporter un peu de bonheur suffit amplement à combler le mien.

De Sylvie : ma petite sœur qui a lu le livre à maman. Elle a été enchantée et m'a beaucoup complimentée et encouragée à continuer d'écrire. Nos souvenirs ne sont pas les mêmes (nous avons 10 ans de différence d'âge) mais elle a été ravie de découvrir La sauterelle qu'elle fut aussi en son temps pour notre papa.

Mes enfants : Sabine (Provence) et Xavier (Eure) qui ont respectivement 2 et 3 enfants. Je leur ai également dédié ce livret. Ils sont fiers de ce travail de mémoire et de transmission de sensations intimes profondes. Ma fille Sabine a été la première à le lire, elle a beaucoup aimé, enfin ils ont tous aimé y compris Ewan mon grand lecteur de 12 ans lorsque le livre a été imprimé.

De Michèle Perret - Auteure - lien intégré


 Linguiste, romancière, professeur d'université. Souvenirs d'une toute jeune fille qui va prendre son envol. Sous la forme d'un dialogue avec son père, j'ai été touchée d'une part par l'originalité de la narration, d'autre part et surtout par son évocation pudique (les lieux ne sont jamais nommés) et toutefois très forte d'une Afrique du Nord aujourd'hui révolue. Un livre plein de tendresse.

De Evelyne Mestre


Je viens de terminer ton livre et je l'ai adoré. Tu écris bien, un pur régal. Et Alger dont tu parles si bien ! Alger en grande partie vidée de ses habitants pieds noirs. Nous sommes parties avec nos parents en octobre 1962, 3 mois après l'indépendance, nous avons vu nos voisins partir d'autres algériens avec qui nos parents ont eu de bons rapports sont partis aussi... Une question : lorsque tu parles de tes cours de danse à Meudon, le mari de ta prof cet écrivain n'est-il pas Céline ? (oui) Il me semble l'avoir lu quelque part dans ton blog (il s'agit de ma poésie " L'étoile "). Je réalise avec le temps la chance que j'ai eue de naître en Algérie. Des souvenirs inoubliables, le pays, les gens, la végétation, les odeurs tout est encore tellement présent. Et l'amour de cette terre où j'ai fait mes premiers pas. Merci Catherine pour ce livre qui m'a apporté le soleil que nous n'avons pas ici. Je souhaite un beau et long trajet sur les deux rives à ta sauterelle.

Patrice : J'ai acheté ton livre sur internet. Et je viens de le lire... C'est magnifique, magnifiquement bien écrit dans un style original et riche... et tellement émouvant à 15 jours du 100ème anniversaire de la naissance de papa. Vraiment, vraiment très émouvant et si bien écrit. Il avait bien raison de nous dire d'avancer dans la vie. Et toi, vraiment, tu as magnifiquement avancé dans la littérature entre autres ! Bravo ! Je t'embrasse tendrement pour avoir si bien décrit ce temps. Jacqueline me rappelle que j'appelle moi aussi mes filles les sauterelles ! Camille me l'a confirmé ! 
C'était papa ! ça se confirme que ça venait à l'évidence de l'inconscient.

 De Maïa Alonso - Auteure - lien intégré dans son blog


Au coin du feu, j'ai enfin pris le temps de lire La sauterelle de Catherine Pallois... Une jeune fille a écrit ses souvenirs d'enfance. C'est un dimanche, jour d'attente. Son père est là et elle saisit l'occasion de le retenir près d'elle : elle lui impose la lecture de ses souvenirs. Il va l'interrompre à temps et contre-temps, pour apporter des commentaires qui vont parfois irriter la jeune fille.
Emouvant. Attachant. Ce qui m'a émue dans cette lecture, c'est la nécessité ressentir par la jeune fille d'obtenir l'approbation complice de son père. A travers des échanges doux-amers, on sent leur lien très fort : lui, il veut la protéger, enseigner, lui donner les clés de l'art d'être heureux. Elle, parce qu'elle l'admire, elle voudrait tant qu'à son tour ce soit lui qui l'admire. Mais il y a des frictions. Des incompréhensions. Toutefois, le fond n'est pas entamé. Le duo reste assorti.
Le côté attachant, c'est l'évocation d'une enfance dans des paysages parfumés, colorés, traversés d'êtres lourds de chair, de vie, de rêves... Tout est dit et pourtant sans être dit. Une façon originale de raconter une enfance sensible.
J'ai souligné des phrases. Parce qu'elles étaient révélatrices... " Tu es mon histoire, papa, tu es mon histoire ". Quel cri d'amour !" Les sourires sont parfois des mots camouflés... ". Et puis cette question : " a-t-on nécessairement besoin d'être chez soi pour être heureux ? " Une question qui se pose à tout exilé... Un livre touchant, d'une grande fraîcheur.

Miriam Peters Rouyer - Artiste Peintre - lien intégré dans son blog


Artiste-Peintre. Je suis ravie que La sauterelle rencontre tant de succès, c'est formidable. Bien sûr le fait de parler des difficultés d'intégration est de notre époque (je peux comprendre un peu vu que j'ai débarqué de mes Pays Bas à 22 ans et j'ai du apprendre tout, la langue, la culture etc... et laisser tout derrière moi aussi). Je suis sûre que ta façon d'écrire, le choix de tes mots, ton vécu y sont pour beaucoup dans ce succès. ça "parle" au cœur du lecteur, ça le touche. Tu es une grande écrivaine.

 De Arlette Asseline


Je me suis imprégnée de ton enfance et de ton idéalisme. Comme toi étant gamine j'étais mal dans ma peau et étrangère dans ce monde. La guerre j'y étais, c'était terrible et tellement moche. Tu devais être complice de ton cher père ! Je crois que l'on peut-être heureux n'importe où même loin de chez nous ! la preuve ! je suis bien ici à Sanary maintenant. 
En parlant avec Arlette je lui expliquais qu'étant trop souvent en conflit avec mon père, à l'âge de l'adolescence je le trouvais bien trop moraliste et ça me mettait en colère. Aujourd'hui, longtemps après sa disparition je regrette ces batailles de rien pour un mot et je constate que j'ai pris son relai car c'est moi désormais qui le suis un peu trop et que je m'oblige à me freiner pour ne pas barber mes jeunes.

" Tu es mon histoire, Papa, tu es mon histoire "

Merci de votre intérêt

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